Le samu, c’est la pratique des tâches quotidiennes et des travaux manuels : cuisine, nettoyage, entretien du bâtiment… Dans l’esprit de zazen, autrement dit l’esprit d’éveil.

Tout au long de l’histoire du zen, le samu a eu une grande importance. Hyakujo, un maître chinois du VIIIe siècle, a beaucoup insisté sur ce point de la pratique. Une anecdote célèbre raconte que, alors qu’il était très âgé, ses disciples avaient caché ses outils pour qu’il se repose. Il refusa de s’alimenter tant qu’on ne retrouverait pas ses outils et déclara : « Un jour sans travail, un jour sans manger ».

Le samu est le complément, l’autre versant de zazen, en même temps que sa continuation. Il permet d’équilibrer les périodes d’immobilité avec les périodes d’activité, tout en restant concentré sur l’instant présent. C’est comme mettre un pied devant l’autre.

Le zen n’est pas une pratique abstraite, coupée des réalités quotidiennes de chacun. À travers l’accomplissement des tâches les plus ordinaires, le samu permet de relier la pratique de zazen à notre vie de tous les jours. Comme zazen, il est étude du corps-esprit : comment être concentré, entièrement présent dans ce qu’on fait, et en même temps libre et serein.

Le samu, au Dojo Zen de Paris, est ouvert à tout le monde. Un tableau placé au 1er étage, face au meuble à chaussures, permet de consulter la liste des tâches à effectuer. Si vous avez un peu de temps, vous pouvez vous y inscrire. Vous pouvez également contacter Kamran Kan, qui est notre responsable du samu.